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mardi 8 mai 2018

Syphilis@BSS

Une sélection du fonds patrimonial de la Bibliothèque des sciences de la santé

L’exposition « Syphilis, la grande simulatrice » est une opportunité pour la Bibliothèque des sciences de la santé de collaborer avec le Musée de la médecine en mettant en valeur une sélection de livres de son fonds ancien et patrimonial, héritage des pères fondateurs de la faculté de médecine lorsque celle-ci s’appelait encore l’Ecole de médecine de Bruxelles, il y a plus de deux siècles maintenant. 

Le saviez-vous ? 

L’hôpital Saint-Pierre et l’hôpital Saint Jean (dénommé respectivement le Grand et Petit Hospice) étaient les lieux de soins et d’enseignement. Ils disposaient d’une bibliothèque médicale qui resta indépendante et autonome à la création de l’Université (1834). Elle ne fusionnera avec la Bibliothèque centrale de l’Université que trente ans plus tard en 1867. C’est ainsi que notre bibliothèque actuelle peut s’enorgueillir d’avoir ces ouvrages extraordinaires que sont les Vésale et les Bernhard Siegfried Albinus…, entre autres.  

Mais revenons à la syphilis. 

Trois vitrines avec trois thématiques différentes vous attendent dans la grande salle de lecture du bâtiment D : la maladie, son traitement et son histoire (pour une aperçu complet , nous vous renvoyons à la visite de l’exposition au musée ou à la lecture de son catalogue.


La sélection des livres s’est faite en partie sur des critères visuels (planches, plan d’établissement thermal, page d’avant-titre, etc.) mais aussi insolites comme ces recettes de décoction et d’onguents dont la composition évoque des remèdes de sorcières.   

Un choix de planches nous présente les signes de la maladie. 

Le grand public connaît les spectaculaires chancres syphilitiques, il connaît moins les Colliers de Vénus. Quelle bien poétique dénomination ! 

Non, vous ne verrez pas une acrobatie du Kâma-Sûtra mais bien une syphilide pigmentaire extraite des Leçons cliniques d’Albert Fournier, manifestation dermatologique d’une syphilis secondaire. Nous étions au dernier quart du XIXème siècle, la science pensait alors qu’il s’agissait d’un virus.
Quelques années plus tard, le vrai responsable sera démasqué ! 

Nous le voyons sur une autre planche qui nous présente les signes biologiques visibles dans les analyses sanguines : des micro-organismes en forme de filaments spiralés caractéristiques du Tréponème pâle, la fameuse bactérie enfin découverte.   

Reprendre en main des ouvrages d’un fonds patrimonial amène également son lot de surprises. Quelle ne fut pas la nôtre en découvrant des notes manuscrites dans un livre ayant appartenu au professeur Guillaume Rommelaere ! (professeur d’anatomie et doyen de la faculté de médecine). 

Seraient-elles de sa main ?

Une analyse graphologique serait nécessaire pour le déterminer. En attendant elles sont le témoin des interrogations d’un médecin à propos des tentatives de création de vaccin contre la maladie.
Et du côté des romans de la section Medical Humanities? 

On relira le passage de l'Éruption étoilée parmi les Récits d’un jeune médecin de Mikhaïl Boulgakov qui nous transmet sa rage de vaincre cette terrible maladie qui a fait tant de ravages auprès des populations vulnérables comme les enfants des campagnes russes à la fin du XIXème siècle.

lundi 23 avril 2018

ART /MEDECINE : photos, dessins, peintures et installations textiles à la Bibliothèque des sciences de la santé

Exposition des résultats de recherche des étudiants de l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles

« De la médecine à l’art, langage de « corps » en art plastique » est un module de recherche coordonné par deux doctorantes, Nikoo Nateghian et Léa Falguère, qui a occupé les étudiants pendant plus d’un trimestre.
  • Comment regarder le corps et la maladie ?
  • Qu'y a-t-il sous l’enveloppe de notre peau ?
  • Est-ce organisé comme dans les livres d’anatomie ?
  • Est-il possible de donner une forme à la douleur que l’on ressent ?
  • Y a-t-il une parenté entre un regard qui guide le scalpel lors d’un exercice de dissection et un regard qui conduit le pinceau lorsqu’il dessine un corps ?
  • Est-il possible de créer une représentation de l’intérieur du corps qui soit évocatrice pour celui qui l’observe, sans qu’il ne s’agisse d’une référence à ce que la théorie anatomique nous dit ?
Questionner, comprendre, explorer, découvrir….
Finalement, un module de recherche dans une école d’art c’est comme un laboratoire : boîtes de Pétri, lames, pipettes et autres ont laissé la place aux pigments, pinceaux, papier, appareils photo et une infinité de matériaux susceptibles de mettre en forme des idées ! 

Et nous ? Comment les regardons-nous ces travaux de labo ?
Réponses et pistes d’interprétation par les étudiants eux-mêmes


Corps-objet, c’est le nom de la série de photos noir et blanc de Guillaume Lefèvre et Shayan Reze. Il dessine sur les corps, elle photographie. Ensemble, ils ont créé de superbes photos noir et blanc. Voici ce qu’ils nous en disent.

Fragment est une série de grands dessins produite par Guillaume Lefèvre consécutive à son expérience du travail photo. Après cette « remontée » de la structure anatomique en surface (le dedans est transposé sur la peau des modèles photographiés), Guillaume est allé explorer l’intérieur du corps, sous la peau, au cœur du derme et plus profond encore.


Artiste textile, Antonella Valerio nous parle de la douleur au travers de la gaze, cette étoffe, légère, ajourée, douce et vaporeuse qui pense nos plaies en attendant qu’elles cicatrisent. Un fil de coton rouge symbolique traverse le textile qui s’aplatit, se contorsionne, s’agglomère, s’étale. Ces petites installations textiles sont autant de métaphores formelles de ce que peut-être la douleur. Nous, l’humain lambda, avons les mots pour exprimer ce qu’elle provoque dans notre corps. Ils répondent à un vocabulaire conditionné par notre culture, comme nous l’apprend Antonella au travers de ses carnets de dessin. Les artistes, eux, ont la matière et leur imagination pour nous la faire ressentir autrement. Et vous ? La ressentez-vous en regardant les pièces d’Antonella ?

Audrey Chatel est en design textile. Son travail échantillonne, énumère et classe les pathologies autour des organes, à chacune d’elle correspond un graphisme, une expression textile. Tiens donc, la planche qu’elle présente fait songer à un atlas ! 

D’organes, il est question aussi dans les douze délicates calligraphies en kakémono d’Emilie Dumoulin. Poumon, rate, foie, pancréas, etc. suivent la ronde des heures selon les principes de la médecine chinoise. Et notre cerveau jamais au repos, lui n’y est pas ! Zut alors. 

A côté de ces petits panneaux, deux grands linceuls blancs imprégnés de traces diaphanes et quatre peintures visitant notre intimité intérieure comme elle nous l’explique.


A voir jusqu’au 27 avril, à la Bibliothèque des sciences de la santé sur le campus Erasme (Anderlecht) 

lundi 13 février 2017

Exposition de la photographe Paola Leonardi à la BSS

L’Ecole de Santé Publique vient d’organiser un colloque (dans le cadre du G3) intitulé Trajectoire migratoires et santé autour de la naissance. Parmi les regards croisés sur cette thématique, il y a eu celui d’une photographe italienne. En écho au colloque, son travail est actuellement présenté dans la petite salle d’expo de la bibliothèque des sciences de la santé. 

Présentation par Vanessa Grotti, directrice de EU Border Care* : 

Paola Leonardi (née en Italie, 1980) est basée à Londres et enseigne la photographie à l’Université Suffolk et à l’Université Métropolitaine de Londres. Depuis l’obtention de son Master en Image et Communication à l’Université Goldsmiths en 2006, Paola a travaillé pour des projets commerciaux et a également développé des projets personnels. Son travail a été financé par le Arts Council England, et elle a exposé au Royaume-Uni, en Italie, en Arménie et aux Etats-Unis (pour découvrir son travail, visitez : http://www.leonardiphoto.com). 

Depuis 2012, elle photographie avec un appareil analogique les personnes et les lieux tout au long des frontières de l’Union Européenne, racontant la vie aux confins de l’Europe. Son projet juxtapose les concepts d’Europe géographique et politique. L’histoire européenne et transnationale de sa famille – sa « grand-mère yougoslave » comme ils l’appelaient, est née réfugiée en Suisse après que sa famille ait quitté leur Istrie d’origine pendant la Seconde Guerre Mondiale et avant qu’ils ne s’installent en Italie – a fait naître chez la photographe un intérêt pour les identités transnationales et transculturelles, et pour l’identité européenne en lien avec les concepts de chez-soi, appartenance, mémoire et territoire. Paola voyage avant tout à pieds, parfois en transport public, ou encore à vélo ou en auto-stop. Voyager lentement lui permet de rencontrer les personnes et de mieux appréhender les lieux et modes de vie. 

Ses voyages aux frontières incluent la ligne de division Finlande-Russie, la zone tampon à Chypre et la frontière serbo-croate. Son travail pour EU Border Care, exposé ici, l’a emmené vers des frontières différentes dans deux pays du Sud européen : la Grèce et l’Italie.  En Grèce, elle a photographié dans un village à la montagne à environ 50km de la frontière avec l’Albanie, dans un ancien dortoir accueillant aujourd’hui des réfugiés et géré par l’armée grecque ; sur l’île de Leros dans la mer Egée (une des îles sur lesquelles arrivent les réfugiés depuis la Turquie ); et dans le camp improvisé dans le port de Piraeus dans la capitale Athènes, démantelé peu de temps après la visite de Paola. En Italie, elle a photographié les installations servant au premier accueil et aux soins sanitaires sur l’île de Lampedusa, mais aussi les différents lieux et espaces de l’île – églises, plages, rues – fréquentés par les nouveaux arrivants.  

La série de photographies exposée à la bibliothèque aborde les aspects quotidiens de la vie dans les lieux de passage des migrants, montrant les endroits que les migrants habitent temporairement, ainsi que les espaces où ils reçoivent des soins médicaux, et les personnes et paysages qu’ils rencontrent. Reposant sur une esthétique sobre et subtile, ces images prennent à contre-pied l’imagerie photo-journalistique habituelle. Elles tentent d’adopter le point de vue de ceux qui, au travers de leurs trajectoires migratoires, ont atteint les périphéries de l’Europe.
Regard à découvrir jusqu’au 30 juin 2017.

* EU Border Care est une étude anthropologique des services de maternité et de l’expérience de la maternité « sans papiers » dans les périphéries européennes, financé par un ERC Starting Grant (2015-2020). S’appuyant sur des travaux qualitatifs de terrain au long cours, EU Border Care conduit une analyse empirique des relations personnelles et institutionnelles de soins dans le contexte de la grossesse et de la naissance afin d’élaborer une critique innovante de l’économie morale qui sous-tend l’apport de soins et la gestion des migrations dans certains des espaces frontaliers les plus densément franchis en France, en Grèce, en Italie et en Espagne. EU Border Care a développé des collaborations interdisciplinaires et créatives à travers le champ des sciences sociales et des arts afin de produire des narrations alternatives et éthiques des espoirs et aspirations personnelles au cours de la migration afin d’atteindre un public plus large. 

Pour plus d’informations, visitez : http://eubordercare.eu 

https://perinatmigrant.sciencesconf.org/

mardi 22 mars 2016

Lancement du thème du concours Images par-delà les frontières pour la journée de la coopération

C'est avec beaucoup de plaisir que le comité organisateur du concours Images par-delà les frontières dévoile à l’occasion de la 9ème journée de la coopération le thème de sa troisième édition : Toucher / Etre touché. 

L’objectif de notre concours est double. A la fois le partage d’expériences, qu’elles proviennent d’un stage au-delà de nos frontières ou d’ici et, dans un même temps, une réflexion humaniste dans les domaines de la santé. La photo est la trace de cette expérience mais sans commentaires, elle n’est pas transposable. Seule, elle est une image parmi d’autres. Accompagnée d’un petit texte, d’une phrase qui la contextualise, en relation avec un thème, elle devient unique : elle est Votre témoignage. Pour être valide et recevable par le jury, les photos doivent donc  être accompagnées d’un petit texte rédigé par l’auteur. 

Pour vous faciliter la compréhension et nourrir votre réflexion, voici un petit décodage du thème de cette année. Il ne limite en rien votre créativité ! Ce sont des pistes seulement. 

Le toucher est le premier de nos sens à s’éveiller, il est aussi empreint de tabou et le moins étudié car le plus évident peut-être. Les mains sont au cœur des professions de soins et de santé, elles examinent,  palpent, aident au diagnostic, soignent, accueillent, guident les corps et les instruments. Elles émeuvent aussi. On se souviendra de la photo d’Elodie Dandlo, lauréate du concours 2014-2015, intitulée « La sécurité » et de son commentaire,

"Ce nourrisson, dans un environnement nouveau, avait beaucoup de mal à s’endormir. L’euphorie de la naissance ayant amené la famille à se rassembler, il a perdu ses repères, l'odeur et la sécurité des bras de sa propre mère.  J’ai voulu immortaliser ce moment, où, une fois de retour contre sa mère, il a serré son pouce et s’est instantanément endormi contre sa poitrine."

Elodie Dandlo - "La sécurité" (Lauréate concours 2014-2015)

Toucher, c’est aussi être touché, recevoir, accueillir un geste qui vient de l’autre et qui peut être vecteur d’émotions. Quelles sont ces émotions qui nous touchent lorsque nous soignons et accompagnons les autres ? 
Dans nos sociétés numériques où les smartphones sont devenus nos compagnons intimes, le sens de la vue est primordial et supplante nos autres sens. Cela peut nous faire oublier que ce qui nous fait rentrer en relation avec le monde, avec l’autre c’est notre sens du toucher. Il nous semblait intéressant d’amener les membres du Pôle Santé à réfléchir sur ce thème porteur en sciences de la Santé.

Alors, prêt pour ce nouveau challenge ? 

Le concours s’ouvrira officiellement à l’automne prochain pour une exposition des photos lauréates au printemps 2017. 

A suivre !

jeudi 3 décembre 2015

Campagne IST sur le campus Erasme : le billet de la BSS

Du 1er au 10 décembre, le campus Erasme s’anime grâce à la mobilisation des étudiants et du Pôle Santé autour du thème du dépistage des infections sexuellement transmissibles. La bibliothèque participe à ces initiatives : de jolies  affiches colorées, réalisées en partie avec la contribution des étudiants– bravo pour les images et slogans humoristiques - ont envahi les murs et les rayonnages.  Prospectus et flyers didactiques des différentes associations de prévention sont disponibles et un florilège de la littérature scientifique en maladies infectieuses a été mis en évidence.


La bibliothèque n’a pas voulu en rester là, c’est aussi l’occasion de mettre en avant la section Medical Humanities et d’amener la lumière sur un écrivain phare de la littérature  SIDA : Hervé Guibert.

Coïncidence de dates : la semaine de campagne est aussi proche de son anniversaire, il aurait eu 60 ans ce 14 décembre 2015. Diagnostiqué séropositif en 1988  à 33 ans, il décède le 27 décembre 1991, deux semaines après avoir tenté de mettre fin à ses jours. Les souffrances et sa détérioration physique lui étaient devenues insupportables. Il avait 36 ans.  

A l’ami qui ne m’a pas sauvé la vie, publié en 1990 est devenu un roman culte. L’ouvrage est classé dans le genre des autofictions : le récit réel de la vie de l’auteur s’entrelace avec un récit imaginaire et fictif. Ecrit à la première personne, le roman est une succession de chapitres courts et denses.  Certains peuvent choquer par les descriptions crues (mais jamais vulgaires grâce à un élégant choix de mots), d’autres lasser par un narcissisme fort présent, par trop de références au Paris mondain (sa relation avec Marine, référence à Isabelle Adjani ou son amitié avec Muzil, qui est en fait Michel Foucault). Ces chapitres dépassés, nous sommes happés par le cheminement de la maladie au travers du ressenti de l’auteur, son taux de T4 tient en haleine. Va-t-il ou non rentrer enfin dans cette étude en double aveugle que lui promet son ami américain?  

Nous participons et assistons à ses émotions tantôt avec détachement (il observe son corps comme le ferait un chercheur avec les animaux de labo), tantôt avec douleur et dureté. Cette chronique introspective nous bouscule entre ses amours, ses relations avec les médecins, les infirmières, le côté « roulette russe » des études cliniques (à l’époque la trithérapie n’existait pas encore) , sa relation  intellectuelle avec l’idée de la mort, la conscience de la maladie («c’était une maladie à paliers, un très long escalier qui menait assurément à la mort mais dont chaque marche représentait un apprentissage…c’était une maladie qui donnait le temps de mourir, et qui donnait à la mort le temps de vivre… » p.192), la fatigue immense qui l’envahit (« le livre lutte avec la fatigue qui se crée de la lutte du corps contre les assauts du virus. Je n’ai que quatre heures de validité par jour, une fois que j’ai remonté les stores immenses de la verrière, qui sont le potentiomètre de mon souffle déclinant », p.69). Certaines phrases se répandent sur plusieurs pages sans qu’un point ne vienne les stopper. Elles nous entrainent  dans un tourbillon vertigineux de mots que l’on lit et relit pour tenter de s’accrocher au sens.  On en retire un sentiment d’étouffement … étouffement comme ce virus qui le ronge peu à peu. Impossible de sortir indifférent de cette lecture. 

Après la parution de A l’ami…, il reçut des milliers de lettres de soutien  qui l’ont conduit à publier une suite en 1991, Le protocole compassionnel  rédigé sur le même mode littéraire.

Dans son ouvrage, Les livres que j’aimerais que mon médecin lise,  Micheline Louis-Courvoisier, (responsable du programme « Sciences humaines en médecine » et actuellement vice-rectrice de l’Université de Genève) nous livre un regard complémentaire sur Guibert en relevant les éléments qui donnent aux professionnels de la santé les clés d’une projection dans la réalité du patient, qu’il s’agisse de la relation thérapeutique ou de la relation que le malade entretient avec son corps et sa souffrance.   

Dernier coup de projecteur de ce billet : une bande dessinée (le 9ème art a aussi sa place dans la collection Medical Humanities). Alex et la vie d’après, imaginée par Thierry Robberecht et  Fabrice Neaud est une mise en image et en scène émouvante d’un jeune homme résilient dans sa lutte contre le virus. 



Ces livres et bien d’autres romans sont à découvrir  à la BSS.  

Bonne lecture !

jeudi 2 avril 2015

Le cru 2015 d’Images par-delà les frontières à la BSS

Le jury du concours « Images par-delà les frontières» est ravi de vous présenter sa sélection de photos de cette seconde édition dans la petite salle du bâtiment D de la bibliothèque des Sciences de la Santé (BSS) sur le campus Erasme à partir du 2 avril 2015.

Les auteurs des photographies sont tous du « cru » ;  ils étudient, professent, recherchent dans une entité du Pôle Santé ou du campus Erasme.

L’esprit qui anime les co-organiseurs (le Pôle Santé et la BSS) est par le biais de ce concours de susciter les échanges et les débats autour d’expériences professionnelles et de vie qu’elles se soient déroulées ici ou ailleurs. 

Le thème de cette année Ressemblances et Dissemblances n’était pas facile. Comment illustrer en une seule image que les préoccupations des domaines de la santé rassemblent, malgré les différences, des femmes et des hommes qui ont les mêmes aspirations ?

 A la fois aisé dans sa compréhension et profond dans sa réflexion, ce thème a suscité des échanges riches parmi le jury. Jury qui, rappelons-le au passage, s’honore d’avoir parmi ses membres, un professionnel de la photographie, Paolo Pellizzari, professeur à La Cambre.  Si l’esthétisme a guidé les choix, celui-ci n’est pas  prépondérant. L’essentiel est dans ce que l’image montre d’un vécu qui peut être partagé avec le public. C’est le sujet, certes mais indissociable de son commentaire qui prévaut. C’est l’image avec le texte ! Voilà l’originalité de ce concours et voilà pourquoi les cimaises d’une bibliothèque constituent le cadre idéal pour présenter ces photographies.

L’ensemble de cette année, présente des photos touchantes ou drôles, parfois un peu décalées mais toujours respectueuses de l’humain et de l’investissement des personnes.

Le prix du Pôle Santé a été attribué à « Focus sur le développement des services » de Patrick Martiny. Sa participation avait déjà été remarquée lors de l’édition précédente. Patrick Martiny est reconnu pour son regard aiguisé qui le conduit à saisir des bribes d’instant. Ici, le moment saisi pourrait être perçu comme ironique. Un pèse-bébé poussiéreux, dénominateur commun de chaque petit humain à sa naissance, trône sur une chaise qui semble bancale et qui contraste avec les carrelages blancs aseptisés des murs et des souliers parfaitement briqués. On pourrait y voir une certaine condescendance, il n’en n’est rien. La scène illustre un défi essentiel dans l’organisation des soins de santé, où qu’ils s’opèrent sur la planète : c’est la coordination entre les humains qui les font fonctionner.

Le prix du public (un bon d’achat de 70 euros aux PUB Erasme) reste à décerner avec VOS votes.
En ligne sur le site web des Archives & Bibliothèques, sur place ou via la page Facebook du Pôle Santé.

Prix du Pôle Santé pour « Focus sur le développement des services » de Patrick Martiny

Le jury de la BSS a choisi « Tentatives » de Louisa Ben Abdelhafidh. Les bibliothécaires ont été touchés par l'émotion capturée dans le regard du conducteur de taxi–moto, mélange d'intérêt et de perplexité. Ils ont appréciés le commentaire bien rédigé qui offre une excellente lecture de ce moment vécu, fort marquant pour l’étudiante puisqu’il l’a directement influencée dans son choix d’étude.
  
Le jury de la BSS a choisi « Tentatives » de Louisa Ben Abdelhafidh

jeudi 12 février 2015

Lecture publique à la bibliothèque des Sciences de la Santé

Ça bouge sur le campus Erasme !

Dans le cadre de la première édition de la semaine culturelle du campus à l’initiative des étudiants (au centre), deux auteures sont venues lire un extrait d’une de leur œuvre.  

Valérie Cohen (à gauche) nous a fait le cadeau de lire un chapitre de son prochain roman qui paraitra en septembre, « Monsieur à la migraine ». Le désir féminin et la difficulté d’en parler en sont le fil rouge. L’extrait nous a plongé dans une séance chez le sexothérapeute, « l’architecte du désir »…le ton est léger, le sujet profond.

Mathilde Alet (à droite) a lu un passage de son premier roman, « Mon Lapin ». Il a pour sujet un deuil particulier, celui d’une jeune fille qui vient de perdre son grand-père. Sujet grave mais emporté par un style dynamique car la mort est aussi l’occasion de rendre hommage à la vie. 


Merci aux auteures pour leur présence et aux étudiants qui se sont investis dans l’organisation de ces évènements.  

Bienvenue déjà aux prochaines éditions !

« Nos  mémoires apprivoisées » de Valérie Cohen et « Mon lapin » sont  disponibles à la bibliothèque des Sciences de la Santé à la section Medical Humanities.

mardi 7 octobre 2014

S&SAME, s’orienter dans les bibliothèques et les autres services de l’Université

Les équipes du service S&SAME sont là pour vous aider !

Ouvert dans toutes les bibliothèques depuis la rentrée académique, ce service assure, outre le prêt d’ouvrages, l’accueil des usagers et vous aide à vous orienter dans les services de l’Université : trouver l’horaire ou le local d’un cours, localiser une salle informatique ou des salles d’étude, vous connecter au réseau WiFi, accéder à votre email, à MonULB ou à l’Université Virtuelle…

Le service S&SAME vous donnera également les premières clés pour vous aider dans votre recherche de documents.

N’hésitez pas à faire appel à l’équipe S&SAME !

Plus d’info sur les horaires d’ouverture des bibliothèques : http://www.bib.ulb.ac.be/fr/horaires/index.html

mercredi 2 octobre 2013

Exposition - Dévoiler le corps, dessins de Nikoo Nateghian

La Bibliothèque des Sciences de la Santé, qui est plus connue de son public pour ses revues au kilomètre et ses rayonnages imposants, accueille depuis le 18 septembre une surprenante exposition dans les salles du bâtiment D sur le campus Erasme. Intitulée « Dévoiler le corps », cette exposition nous présente les dessins de Nikoo Nateghian.  

Nikoo termine un master à finalité approfondie à l’Académie royale des Beaux-Arts de Bruxelles, master conçu en collaboration avec l’ULB. Son travail est donc suivi tant par des plasticiens que par des historiens et des philosophes.

Ses grands et petits formats  habitent véritablement les cimaises. Les grands formats sont très impressionnants. Ils nous donnent à voir une autre leçon d’anatomie. Notre enveloppe  est réduite à une silhouette qui gesticule et se contorsionne dans des positions acrobatiques. Par transparence, notre contenu se dévoile. Un contenu interprété, qui déborde : vertèbres, fémurs, iliaques, phalanges s’échappent des corps avec leur dynamique propre, comme soumis à une danse dont nous percevons le rythme et la musicalité. Les tissus s’ouvrent et dévoilent nos précieux organes qui viennent se loger dans des zones tout à fait improbables. Se fondant dans les formes dessinées, des fragments de texte s’enchevêtrent dans les structures osseuses et les fibres musculaires. Ils nous renvoient aux sources d’inspiration du travail de Nikoo : les manuscrits médicaux anciens, dont nous pouvons découvrir les reproductions. Au premier regard, on songe à une calligraphie imaginaire ; en réalité, il s’agit de pensées poétiques que l’artiste glisse dans les corps. En écho, peut-être,  à ses pensées, les titres de Nikoo nous invitent à une lecture poétique et parfois humoristique : telles « Dissection de la mélancolie » , « Promenade familiale » ou encore « Les Paroles du cœur ».

Un univers envoutant, qui mérite de s’y arrêter.  A voir jusqu’au 18 octobre (bâtiment D - Campus Erasme)

Bérengère Schietse
Directrice de la Bibliothèque des Sciences de la Santé.

Nikoo au milieu
 

mardi 26 mars 2013

Silent room ouverte à la Bibliothèque des Sciences de la Santé

Une silent room rénovée est désormais ouverte à la Bibliothèque des Sciences de la Santé (BSS). Voici quelques photos et des commentaires sur les différentes étapes qui ont permis de mener ce projet à bien.


Printemps 2011
La salle silence s’ouvre avec contrôle d’accès. D’une cinquantaine de place, elle est réservée aux étudiants à partir du Bach3 et équipée avec les moyens du bord.



Printemps 2012
Confronté à une porte qui ne se ferme jamais, qui amène du bruit et empêche le calme absolu  l’entrée de la salle est équipée d’une alarme sonore. Très efficace ! Le silence est garanti.
En même temps un design de mobilier spécifique est commandé à un architecte. Il nous faut une table pour être à l’aise dans son travail individuel, de quoi recharger ses dispositifs électroniques et un éclairage agréable. L’étude aboutira à un prototype.


Printemps 2013
Ca y est ! Les 32 superbes pupitres « vintage » sont installés et le local repeint. Pas de  couleurs vives mais des teintes sobres et élégantes pour mettre en évidence le meuble.



Le pupitre, bien robuste dans sa forme est réalisé en Bouleau multiplis, avec deux couches de vernis incolore très légèrement satiné. Il comprend deux prises électriques et éclairage avec un interrupteur individuel.


Il reste encore l’installation des cimaises avec les photos du concours "Images par delà les frontières", le remplacement des sièges et l’adaptation de la signalétique ! Affaire à suivre !


mardi 24 janvier 2012

Découvrez la recherche documentaire


En 2h, plongez dans l'univers d'un chercheur en cancérologie qui traque les derniers articles parus dans l'étude des marqueurs du cancer du sein, mettez-vous dans la peau d’un doctorant en santé publique qui confectionne une bibliographie sur l’impact de la surconsommation des omega 6 dans la santé des adolescents ou encore de celle d’un étudiant en master de la faculté des sciences de la motricité qui étudie l’impact des talons hauts sur les douleurs dorsales . 

Le cours vous initiera aux techniques de recherche documentaire dans le milieu scientifique. Une aventure bien au-delà de Google vous attend.

Où : Campus Erasme, Bibliothèque des Sciences de la Santé, bâtiment GE, salle ConForT 
Quand : jeudi 23 février de 10h à 12h 
Comment : inscription obligatoire par mail : lbourcer@ulb.ac.be  [objet : initdoc - nom participant(e)(s)]

lundi 10 octobre 2011

Espace silence à la Bibliothèque des Sciences de la Santé

Affiche basée sur une réalisation de
University of Ryerson
Un nouvel espace "Silence" offre désormais 60 places d’étude dans la section « Périodiques » de la Bibliothèque des Sciences de la Santé. 

La salle est accessible à partir du BA3 pour les étudiants des Facultés de Médecine et de Sciences de la Motricité, et à tous les étudiants de l’Ecole de Santé Publique.

L’accès à la salle est contrôlé par carte ; il s'agit de la  « carte de paiement et accès » vendue à la bibliothèque (les autorisations d’accès par carte sont gérées par le Pôle Santé).

jeudi 2 décembre 2010

Des pictogrammes en sciences de la santé

A la bibliothèque des sciences de la santé, une nouvelle signalisation graphique du plan de classification des ouvrages et des revues, basée sur des pictogrammes, a été mise en place. Elle permettra aux usagers de mieux s’orienter dans la bibliothèque, le plan de classement universel ne reflétant pas toujours les matières médicales telles qu’appréhendées dans le cursus.




Agir pour améliorer la qualité des services de bibliothèque.