mardi 8 septembre 2009

DI-fusion 1.0 : le dépôt institutionnel de l’ULB entre en production le 9 septembre 2009 !

Depuis le 9 septembre 2009, le dépôt institutionnel de l’Université libre de Bruxelles donne une nouvelle fenêtre sur le monde à la riche production scientifique de nos académiques et de nos chercheurs. L’ULB entre ainsi de plain pied dans une nouvelle ère de la communication savante.

Au XVIIe siècle, des sociétés scientifiques, comme la Royal Society et l’Académie des Sciences de Paris, ou des savants comme Leibniz ont fondé les premiers périodiques scientifiques. L’idée de communiquer des idées scientifiques, plus librement et plus rapidement encore, est née en 1991 lorsque Paul Ginsparg a créé à partir du Los Alamos National Laboratory un réservoir de preprints en physique, étendu ultérieurement à d’autres domaines des sciences exactes. Ce premier dépôt thématique (http://arxiv.org/) comprend aujourd’hui plus de 557.000 e-prints. Le concept a été bientôt utilisé par les universités pour centraliser, préserver, et rendre accessible le capital intellectuel de l’institution.

DI-fusion est donc destiné à devenir la bibliographie académique de l’Université. Cet outil de référencement sera déployé et utilisé durant le processus d’évaluation de la recherche entrepris depuis 2008-2009 par l’ULB.

DI-fusion assure également l’archivage des textes complets des publications et travaux scientifiques en plus des références bibliographiques des professeurs et des chercheurs de l’ULB.

Dans le mouvement de l’Open Access, DI-fusion permet l’accès public au texte complet des publications, immédiatement ou après les délais (ou autres restrictions) imposés par les éditeurs.
DI-fusion a été conçu comme un outil de soutien, simple et efficace, à l’activité scientifique. Nos équipes d’informaticiens et de bibliothécaires ont œuvré en permanence pour faciliter la vie du chercheur : un seul encodage pour des sorties multiples (CV ULB, CV FNRS, rapport d’activité, inventaire de la recherche, pages web personnelles, exportation vers des logiciels de gestion bibliographique personnels, etc.). Ces fonctionnalités (et beaucoup d’autres encore) sont en cours d’implantation.

DI-fusion a été conçu comme un outil de communication pour rendre plus visible encore la créativité scientifique des équipes de l’ULB. C’est pourquoi il propagera ses données vers des portails comme Google Scholar ou des archives disciplinaires. Pour faciliter l’inventaire des publications, DI-fusion importe également des données existantes depuis des sources bibliographiques de qualité comme PubMed.

En un clic, depuis le 9 septembre : http://difusion.ulb.ac.be/
Des questions, besoin d’aide : di-fusion@ulb.ac.be

Christophe Bulté, un des artisans de Di-fusion nous a quittés le lundi 31 août 2009. Nous continuons sans lui, avec l’optimisme qu’il nous a communiqué, les idéaux de libre accès au savoir que nous avons partagés avec lui et la fierté de rendre opérationnel le projet auquel il aura contribué avec ardeur et qualité.

Merci à tous ceux qui l’ont côtoyé dans ce magnifique projet !

Jean-Pierre Devroey
Directeur des Archives & Bibliothèques de l’ULB

2 commentaires:

Stevan Harnad a dit…

PAS D'INFUSION SANS OBLIGATION

Bravo pour la création de Di-fusion (mais SVP inscrire aussi sa base URL OAI-PMH)!

Mais si l'ULB souhaite aussi de l'infusion, elle devra en plus adopter une obligation à déposer. Sans ça, l'archive restera grand vide comme toutes les autres archives facultatives.

Blogus Operandi a dit…

Le Conseil d’administration de l’ULB a déjà adopté une politique ID/OA (Immediate Deposit/Optional Access) pour DI-fusion puisqu’il s’est prononcé en faveur :
• de l’obligation d’encodage des références bibliographiques des publications dans DI-fusion;
• de l’obligation de dépôt des textes complets disponibles des publications (version auteur ou éditeur en fonction des autorisations de ce dernier) immédiatement après parution ;
• de l’ouverture de l'accès public au texte complet des publications immédiatement ou après le délai imposé par l’éditeur.

La mise en œuvre pratique sera progressive puisque le déploiement de DI-fusion s’articule sur le processus d’évaluation quinquennale de la recherche, mis en place par l’Université. La liste des publications des chercheurs évalués et les textes complets doivent y être disponibles aux experts-évaluateurs. L’encodage des références bibliographiques et le dépôt des textes des publications sont donc effectués antérieurement et parallèlement au calendrier d’évaluation des disciplines défini par l'Université.

Par ailleurs, les dossiers d’évaluation interne (promotions, projets et crédits de recherche, etc.) se baseront également sur la bibliographie des chercheurs telle que disponible dans DI-fusion.

Plutôt que le bâton, l’ULB a adopté la politique de la carotte. Plus que tout, nous avons souhaité développer un réel service aux chercheurs, qui leur facilite la vie et qui soit d’une telle qualité qu’il leur devienne indispensable. Un seul encodage des références et un seul dépôt des textes pour des usages multiples (CV, demandes de financement, projets de recherche, sortie XML pour pages web personnelles, sortie Zotero pour gestion bibliographique etc.), une visibilité maximale (propagation des métadonnées dans Google Scholar, vers les portails de référence comme RePEc en économie, etc.), et un archivage pérenne de leurs travaux de recherche.
Indispensable, et au service de l’Open Access.

PS : l’enregistrement de DI-fusion dans le Registry of Open Access Repositories(ROAR) sera fait incessamment.