jeudi 19 novembre 2009

175ème anniversaire de l'ULB : nouvelles digithèques et expositions

A l’occasion du 175ème anniversaire de l’ULB, les Archives & Bibliothèques vous convient à un voyage dans le temps... dans l'histoire de l'Université. Deux nouvelles digithèques sont mises en ligne aujourd’hui et deux expositions se tiennent dans la galerie de la Bibliothèque des Sciences humaines.

1. Digithèque Histoire de l’ULB

Elle reprend une partie importante des ouvrages et articles publiés au long des 175 ans de son histoire. Si certains travaux peuvent être considérés comme essentiellement commémoratifs, d’autres travaux véritablement historiques se sont fait plus précis et plus divers avec le temps : la Notice historique rédigée par Léon Vanderkindere dès 1884 est une source précieuse, notamment par le biais des notices biographiques qui constituent la deuxième partie de l’ouvrage. De la même manière, l’ouvrage élaboré par Goblet d’Alviella, qui reprend le plan de Vanderkindere et étend la période traitée jusqu’en 1909, est devenu lui aussi une source indispensable à la connaissance de cette période, où précisément les sources primaires sont rares. De manière générale, les études spécialisées apparaissent après la Seconde Guerre mondiale et approfondissent la connaissance de thèmes ou de pans d’histoire singuliers : retour sur l’heuristique des sources, histoire des liens avec la maçonnerie, histoire des contestations, histoire des femmes, biographies approfondies et tant d’autres … et forment aujourd’hui une historiographie véritablement polymorphe. Cette diversité est source de richesse et c’est donc délibérément que l’avons préservée, en numérisant tout autant des articles aujourd’hui introuvables, bien que parfois moins approfondis, que des travaux à vocation scientifique.


2. Digithèque libre examen

La présentation du libre examen telle qu’elle apparaît dans Wikipedia, précise que « Comme telle, la notion de libre examen est composée des termes libre et examen et signifie considérer attentivement avec réflexion un objet sans qu'il en soit donné préalablement la vérité, voire en s'efforçant de l'oublier si elle a déjà été enseignée. Le libre examen est donc contraire au jugement préalable, c'est-à-dire au préjugé, à l'argument d'autorité et au dogme, voire à la croyance » [wikipedia, novembre 2009]. Il y est aussi précisé que « Le libre examen en tant que principe et méthode est explicitement affirmé en Belgique où il est pratiqué dans le sens de l'engagement laïque » [wikipedia, novembre 2009]. Cette définition très ouverte montre la multiplicité et la variété des travaux relatifs au libre examen : dus à la plume de spécialistes de l’argumentation tout comme fruit d’association d’étudiants, les études sur le libre examen sont multiples, de nature et de types bien différents. Consubstantialité du sujet et de l’objet ? La digithèque Libre examen en parcourt la diversité en offrant du libre examen les visages les plus multiples.


3. Exposition « 175ème »

En trois vagues successives, vous (re)découvrirez les étudiants et les bâtiments, les personnages marquants de l'histoire de l'Université et le Librex' et enfin le passé et l'avenir des Archives et Bibliothèques.

- Du 9 novembre 2009 au 30 juin 2010
- Galerie de la Bibliothèque des Sciences humaines
- Du lundi au vendredi, de 9h00 à 16h00.


4. Exposition « Bon anniversaire ULB »

* Du 9 novembre au 30 novembre 2009
* Galerie de la Bibliothèque des Sciences humaines
* Du lundi au vendredi, de 9h00 à 16h00


Très peu d'archives des débuts de l'Université sont parvenues jusqu'à nous... Pour la période 1834-1924, seul subsiste un petit mètre d'archives, hormis les procès-verbaux du Conseil d'administration dont les Archives détiennent la collection complète.

Au moment où les manifestations qui commémorent l'anniversaire de l'Université s'ouvrent par la pièce de théâtre 1834, la première des expositions illustre la période de la création de l'Université, 1834-1860.


Infos et liens :
- Digithèque Histoire de l’ULB
- Digithèque Libre examen
- Exposition « 175ème » et « Bon anniversaire ULB » à la BSH

mardi 10 novembre 2009

Google News - Octobre 2009

Comme la galaxie Google bouge à la vitesse de la lumière, nous avons décidé de vous proposer une fois par mois une revue de presse des nouveautés et principaux évènements liés au géant de Mountain View. Saison 2 – Episode 1


Nouveaux produits

• Google ajoute la fonction « afficher » aux PDF (Descary)
• Une chaîne Youtube pour les Universités (ActuaLitté, Paperblog)
• La barre d’outil de Google est désormais compatible avec Firefox 3.5 et traduit les pages Web dans ce navigateur (Branchez-vous)
Google documents, détails de la nouvelle interface (Descary)
• Google Social search : integration des contacts (Descary, Zorgloob, Thenextweb)
Google reader : nouvelles fonctionnalités (Zorgloob)
• Google Wave, de quoi patienter encore un peu (Descary, Descary, Accesoweb, Gizmodo)


Google books

• 2010, l’année du titanesque Google Edition. (Zorgloob)
• La Chinese Written Works Copyright Society accuse Google (ebouquin , ActuaLitte, ActuaLitte
• L’opt-out de Google Books, une approche au Napalm ? (ActuaLitté )


1984 ?

• Un accident de censure sur The Pirate Bay ? (Branchez-vous)
• Des mots de passe Gmail apparaissent sur une liste (Descary , Branchez-vous)


La vie des idées

• 11 ans de Google en 2 minutes (Accesoweb, Descary, JournalduGeek)
• U2 en direct sur Youtube : (Zorgloob, ActuaLitté, U2 Chaîne Youtube)


Bizarre

• Le plus mauvais moteur de recherche ? (Accessoweb)
• Google fête les 57 ans du code-barre à sa manière (Zorgloob, Macbidouille, Accessoweb)
• Les acquisitions ratées de Google (FredCavazza)
• Les 81 comptes twitter de Google (Accesoweb)
• Google comme employeur préféré des étudiants ? (Actualitte)

jeudi 29 octobre 2009

Obama au secours de la formation à la maîtrise de l’information !

Le Président des Etats-Unis a déclaré le mois d’octobre 2009 « Mois national de la prise en compte de la maîtrise de l’information », citons-le dans la traduction française que propose notre collègue JC Brochard du blog Bibliothèque = Public : « AINSI DONC, MOI, BARACK OBAMA, Président des Etats-Unis d'Amérique, en vertu de l'autorité qui m'est conférée par la Constitution et les lois des Etats-Unis, je proclame Octobre 2009 le Mois National de la Prise en Compte de la Maîtrise de l'Information. J'appelle le peuple des Etats-Unis à reconnaître le rôle important que l'information joue dans notre vie quotidienne et à apprécier la nécessité d'une meilleure compréhension de son impact. »

Cela peut paraître un rien pompeux (et les historiens nourris de diplomatique apprécieront le côté désuet et très Ancien Régime de la formule) mais cela a le mérite de mettre nettement en avant une question qui préoccupe les bibliothécaires, particulièrement d’enseignement et spécifiquement ceux qui agissent dans l’enseignement supérieur, depuis de longues années.
Nous avons évoqué la question dans un précédent billet.

En Belgique francophone, en-dehors du constat mené par le Groupe Edudoc et des programmes de formation à la maîtrise de l’information mis en place par les universités et certaines écoles supérieures, fort peu est fait pour promouvoir la maîtrise de l’information, tant dans l’enseignement secondaire (voir les résultats de l’enquête Edudoc/Ciuf), voire primaire, que dans le réseau des bibliothèques publiques.

Et l’on attendrait une déclaration aussi énergique de la part des autorités publiques en charge de l’enseignement obligatoire, mais aussi supérieur pour soutenir les efforts des établissements qui se lancent dans la formation documentaire, et de la culture, ayant compétence sur la lecture publique.

Il est en outre éclairant de constater que dans la formation des futurs bibliothécaires/documentalistes, toujours en CFWB, 15 heures, au mieux 30, sont consacrées à la formation de futurs formateurs à la maîtrise de l’information, sur un cursus de 3 ans ! Si même au sein de la profession, on ne semble pas plus préoccupé de cette question, les plus motivés ne peuvent que se réjouir de l’aide des Américains…

vendredi 16 octobre 2009

Réponse des A&B à un "Chercheur très mécontent"…


Nous voudrions profiter de ce billet pour remercier tous ceux qui, depuis le lancement de DI-fusion, le Dépôt Institutionnel de l'ULB, nous aident à l’améliorer, en nous soumettant leurs critiques et suggestions, en réunion ou démonstration, par mail, par téléphone… ou en postant un commentaire sur Blogus Operandi.

Nous présentons d’abord toutes nos excuses à ce "Chercheur très mécontent", pour répondre si tardivement à son commentaire : nous sommes fort occupés avec DI-fusion !

La mise en œuvre d’un Dépôt Institutionnel exige en effet un investissement humain considérable, pour son implantation, mais aussi pour son rayonnement : son succès repose d’abord sur vous, les chercheurs, qui l’alimentez.

DI-fusion :
  • en disséminant son contenu vers d’autres moteurs de recherche (comme GoogleScholar) et plateformes (comme RePEc), permet d’augmenter la visibilité des travaux de recherche conduits à l’ULB ;
... et bien d’autres choses encore sur lesquelles nous travaillons actuellement et dont nous vous tiendrons informés.

La gestation de (la 1ère version de) DI-fusion, c’est vrai, a été longue ; elle est le reflet d’un ensemble de facteurs :
  • DI-fusion accompagne un nouveau processus d’évaluation de la recherche conduit à l’ULB, qui comme tout changement profond, nécessite beaucoup de temps ;
  • et finalement, à l’ULB, la stratégie a été, depuis ses tous débuts, de faciliter le plus possible l’appropriation de DI-fusion par les chercheurs, p.e. en préencodant les publications qu’ils nous communiquent dans le cadre du processus d’évaluation. Une stratégie qui à un coût temporel certain.

L’équipe de DI-fusion est avide d’entendre vos besoins ; nous allons favoriser des occasions de vous rencontrer pour que vous nous fassiez part de vos souhaits et suggestions d’amélioration, et nous vous ferons savoir comment et par quel canal le faire très vite.

Dans l’intervalle, nous nous ferons un plaisir de répondre aux mails que vous souhaitez nous adresser sur di-fusion@ulb.ac.be.

vendredi 2 octobre 2009

Formation à la maîtrise de l’information

Les Archives et Bibliothèques de l’ULB donnent accès à une multitude de ressources documentaires : plus d’1.5 million d’ouvrages, thèses, mémoires, …, des milliers de revues scientifiques aux formats papier et électronique, des centaines de bases de données : bibliographiques, textuelles, factuelles, iconographiques. Elles sont aussi un portail vers d’innombrables ressources accessibles librement sur la toile. Les A&B, c’est en outre 4 grandes bibliothèques facultaires ou interfacultaires, près de 3.000 places de lecture, près de 80 km de rayonnages, 26.500 m2 … (pour en savoir plus voir ici).

Difficile dès lors, lorsqu’on arrive à l’ULB de s’y retrouver dans ce dédale documentaire.

Par ailleurs, une étude récente menée en Communauté française de Belgique, montre que les étudiants sortant de l’enseignement secondaire sont peu formés à la recherche documentaire ; fort démunis en terme de méthodologie de recherche, leurs stratégies sont souvent sommaires et se limitent à l’emploi quasi exclusif des moteurs de recherche génériques. La connaissance des règles éthiques de l’usage de l’information est également très sommaire, voire nulle, favorisant de la sorte le plagiat conscient ou non (voir le billet sur le colloque consacré au plagiat).

La maîtrise de l’information n’est pas une compétence qui s’acquiert spontanément ou par imprégnation (ce n’est pas parce qu’on baigne dans un environnement universitaire de recherche que l’on acquiert de facto une méthode de recherche documentaire), elle demande apprentissage, pratique répétée et donc formation.

La formation à la maîtrise de l’information doit faire partie intégrante du cursus universitaire de tout étudiant ; elle doit répondre à une pratique réelle et récurrente de recherche.

Afin de mettre le pied à l’étrier des nouveaux étudiants, les bibliothèques du réseau des Archives et Bibliothèques de l’ULB organisent des séances d’initiation à la recherche par une présentation détaillée du portail des A&B , du catalogue CIBLE qui répertorie l’ensemble des ressources documentaires de l’université, d’autres catalogues belges et étrangers, ainsi que du fonctionnement général des bibliothèques de l’ULB.


Pour tout savoir sur les formations documentaires proposées par les A&B, cliquer ici.

mardi 29 septembre 2009

Petit aparté technique : derrière DI-fusion ; DSpace, DIDL/MODS, VuFind, etc.

Après quelques billets qui vous auront, nous l’espérons, convaincu de l’utilité de l’open access et des dépôts institutionnels (voir ici, ou là encore), nous vous proposons de nous plonger, le temps d’un billet, dans les arcanes logicielles et organisationnelles de DI-fusion.

Techniquement, DI-fusion est en fait un assemblage de plusieurs briques :
  • DIDL/MODS : toute l’exploitation ultérieure des données encodées dans DSpace, c’est-à-dire pour les indexer, y conduire des recherches, montrer les résultats, les échanger, les disséminer... repose sur le format d’échange de données DIDL/MODS, plus souple et granulaire que le Dublin Core;
  • Samburu : le moissonnage des métadonnées et textes intégraux, l’indexation, le moteur de recherche constituent la brique Samburu développée par les Archives & Bibliothèques de l’ULB ;







Sa réalisation a été confiée aux Archives & Bibliothèques de l’ULB :

  • les Autorités de l'Université, évaluateurs, chercheurs et bibliothécaires se sont rencontrés afin de définir ensemble les besoins et fonctionnalités spécifiques aux disciplines étudiées à l’ULB. Ces besoins sont ensuite transformés en spécifications techniques (environ 2 temps plein) ;
  • une équipe informatique (environ 1.5 temps plein) les implémente ensuite, selon un calendrier en phases : DI-fusion sera en effet amélioré en même temps que de nouvelles disciplines y seront intégrées. Le suivi des problèmes rencontrés lors des nombreux tests (environ 1.5 temps plein) est assuré via un fichier partagé et hébergé sur GoogleDocs.

Dans un prochain billet, nous évoquerons moins la technique, mais plus l’aide que les chercheurs peuvent attendre de la part des bibliothécaires ainsi que les services que ceux-ci offrent dans le cadre du dépôt institutionnel.

Pour en savoir plus à propos de DI-fusion, n’hésitez pas à surfer sur les pages web qui lui sont dédiées.

jeudi 24 septembre 2009

Accès gratuit en test à deux nouvelles ressources en Sciences humaines et psychologiques

Nous proposons deux nouveaux tests de ressources électroniques pour cette rentrée : SAGE Reference Online Handbook Collection et Electronic Enlightenment d'OUP. A vos souris...

SAGE propose un accès gratuit à sa plateforme Reference Online Handbook Collection et ses 81 ouvrages de synthèse en ligne, spécialisés avant tout dans les Sciences sociales et psychologiques.
Cet accès est proposé à tout membre de la Communauté Universitaire jusqu’au 15 octobre 2009 inclus.

Accès à SAGE Reference Online Handbook Collection :
http://www.sage-ereference.com/Home.html.


D'autre part, Oxford University Press propose un accès gratuit à Electronic Enlightenment, un ensemble de plus de 55.000 lettres échangées entre des écrivains, des philosophes et des intellectuels de l’époque des Lumières (plus de 6.400 correspondants).

Cet accès est proposé à tout membre de la Communauté Universitaire jusqu’au 20 octobre 2009 inclus.

Accès à Electronic Enlightenment : http://www.e-enlightenment.com/.


Ces deux ressources sont également accessibles à distance via EZ-Proxy.

Attention, les accès en test ouverts pour les Bibliothèques ne conduisent pas automatiquement à l'acquisition de ces ressources. L'abonnement aux ressources électroniques, en général très coûteuses, dépend directement des budgets alloués aux Bibliothèques. Laissez-nous vos commentaires et appréciations sur les produits en postant un commentaire.