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mercredi 12 octobre 2011

Open Access et dépôts institutionnels

A quelques semaines de l’Open Access Week (24 - 30 octobre 2011 – plus d’informations sur http://www.openaccessweek.org/), l’Open Access Workshop organisé par le F.N.R.S. ce 28 septembre était un peu en avance pour aborder la question … mais il n’est jamais trop tôt pour communiquer à propos d’un sujet qui ne semble pas encore attirer assez de monde. Il est possible de revoir intégralement la conférence en webcast sur le site du F.N.R.S. (http://webcast.richcast.eu/fnrs-open-access).

Pour rappel, l’Open Access est la mise à disposition en ligne gratuite sans restrictions des publications scientifiques. Plus précisément, il s’agit de rendre les résultats de la recherche accessibles à tous, et pas seulement à ceux qui ont les moyens de payer pour y avoir accès (Voir : Crise de la publication scientifique). 

L’open Access peut se faire de deux manières :
  • Green Road : auto-archivage par les chercheurs de leurs publications, par exemple dans leur dépôt institutionnel 
  • Gold Road : publication dans des revues en accès libre

Faut-il d’abord passer par la «Green Road » avant de se lancer dans la « Gold Road », supporter directement les revues exclusivement en Open Access, promouvoir des modèles hybrides ? 

Une thèse régulièrement défendue, notamment par Stevan Harnad, est que l’argent nécessaire pour la Gold Road n’est pas encore disponible dans les institutions car il est monopolisé pour l’achat des abonnements aux ressources électroniques payantes. D’après S. Harnard, il est donc nécessaire de d’abord rendre les publications librement accessibles pour pouvoir diminuer le coût des abonnements afin que cet argent puisse être utilisé pour financer l’édition dans les revues en accès libre. Cela reste encore à confirmer, les archives ouvertes permettant surtout d’augmenter l’accès, pas toujours de diminuer les coûts.

Par ailleurs, il est nécessaire de soutenir les revues exclusivement Open Access. Ceux qui publient dans les revues Open Access payent les frais de publications sur des fonds de projets : la Commission  européenne permet elle-même de prévoir ces frais dans les budgets des projets (Voir Open Access Pilot in FP7

De nombreuses revues belges sont subsidiées et continuent d’être disponibles uniquement sur papier. Le passage à l’électronique en Open Access permet de faire des économies d’impression et d’envoi, et la mise en accès libre permet de faire des économies dans la gestion des abonnements… sans pour autant faire payer les auteurs. Il s’agit d’un modèle à creuser pour toutes ces revues subsidiées par des fonds publics (F.N.R.S., Fondation universitaire…)… en parallèle au développement de la Green Road, ce qui est possible avec le dépôt institutionnel de l’Université Libre de Bruxelles.

Au cours de la journée consacrée à l’Open Access, il a été montré qu’un des meilleurs moyens pour rendre accessibles les résultats de la recherche est effectivement de passer par le dépôt des publications dans les Archives Ouvertes, mais aussi de passer par une obligation pour les chercheurs de déposer directement leurs publications. D’après le mandat institutionnel adopté par l’ULB depuis 2007, l’enregistrement par les chercheurs et le dépôt des textes complets est obligatoire ; alors si vous êtes chercheurs à l’ULB, plus de temps à perdre !

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