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jeudi 26 février 2009

La Bibliothèque change...

La Bibliothèque change, c’est peu dire, à un rythme accéléré.

Qui se souvient :

  • De l’adoption de la minigraph à l’ULB (années ‘60), une machine qui libéra les bibliothécaires de fastidieuses dactylographies en permettant de multiplier les fiches catalographiques ?
  • Des premiers essais d’informatisation de nos catalogues (fin des années ’70) ?
  • Du premier service d’accès à des bases de données bibliographiques en ligne (1980) ?
  • De la mise en service de Cible, notre catalogue public (1987) ?
  • De notre premier serveur Gopher offrant un accès hiérarchisé à l’information distribuée par Internet (1992) ?

Aujourd’hui, les bibliothèques universitaires voient leur nature même connaître un saut d’évolution, de lieux de conservation et de mise à disposition d’une documentation choisie, vers des relais dans une information foisonnante, globalisée en un réseau planétaire au sein duquel elles servent de portail et créent elles-même de l’information (dépôt institutionnel, iconothèque, digithèque).

Dans ses fonctions de médiateur de l’information, le bibliothécaire d’avant-hier veillait au prêt et à la rentrée des ouvrages ; parfois, il pouvait conseiller le meilleur outil bibliographique, voire apprendre à l’usager débutant à chercher la table des matières ou les index pour maîtriser le livre. Aujourd’hui, le voici tout à la fois demandeur de formation continuée, formateur, conseiller technique, éditeur de textes et d’images, etc.

La rapidité et le foisonnement des évolutions technologiques rendent le métier difficile, la veille documentaire, nécessaire, l’écoute des usagers et de leurs pratiques, indispensable.

Percevoir les attentes et mesurer le degré de satisfaction des usagers des bibliothèques est l’un des enjeux de l’enquête LibQUAL+ qui sera menée à l’ULB et dans les autres bibliothèques universitaires de la Communauté Wallonie-Bruxelles à partir du 2 mars prochain.

La mutation en cours de notre métier est rendue possible par la légèreté (en termes de coûts et de complexité technologique) du web participatif (wikis, blogs, ‘social bookmarking’), des apports de l’Open-source et des performances sans précédents des moteurs de recherche. Il nous faut ‘apprivoiser’ ces technologies et les mettre au service des idéaux de l’éducation universitaire : esprit critique, sérieux, liberté et gratuité de l’information, autonomie de l’apprentissage et de la recherche. À cette condition, Google, ses émules et ses inévitables successeurs peuvent constituer, non des ennemis, mais des opportunités pour mieux accomplir nos idéaux d’accès universel et libre au savoir.

Blogus Operandi veut être à la fois un journal permettant de suivre l’actualité et l’évolution technologique des bibliothèques de l’ULB et un mode d’emploi et d’usage des services qu’elles offrent. C’est un premier pas dans le Web 2.0 qui sera poursuivi en allant explorer les médias qui peuplent les réseaux virtuels, Facebook, Wikipédia, Flickr, Google custom, etc...



Jean-Pierre Devroey, directeur des Archives et Bibliothèques de l’ULB.

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