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mardi 19 novembre 2013

Politique Open Access de l’ULB et du FNRS, compte-rendu "Midi du savoir partagé"

Outre la dégustation de sandwiches du buffet bien achalandé, ce midi du savoir partagé du jeudi 14 novembre de l’ULB, qui avait lieu sur le campus du Solbosch, fut l’occasion d’en apprendre davantage à propos des politiques de l’Open Access menées à l’ULB et au FNRS et, via les présentations respectivement de Jean-Pierre Devroey et de Véronique Halloin ; l’échange nourri de questions/réponses qui les a suivi fut passionnant !

Reprenons-en quelques points saillants.

A l’ULB, l’un des principaux objectifs de DI-fusion est de constituer un guichet unique : j’encode une fois mes publications, puis j’en profite en créant  automatiquement mes listes de publications dans les formats requis par le CV ULB, ou par le FNRS, je les affiche sur ma page web institutionnelle et/ou personnelle où elles se mettent à jour automatiquement, je les retrouve dans les moteurs de recherche internationaux et/ou thématiques – et dans Google Scholar ! –, dans des plateformes ouvertes et je peux également les intégrer dans un réseau social comme academia.edu.
La très faible proportion de textes rattachés aux références de DI-fusion ne peut pas s’expliquer uniquement par le fait que les chercheurs de l’ULB craindraient les représailles des éditeurs en cas de dépôt trop ouvert d’une publication. Comme l’a souligné M. Devroey, il s’agit de conscientiser les chercheurs aux dysfonctionnements du marché des publications scientifiques, et de les amener à prendre en compte, lorsqu’ils envisagent de publier un article, certains critères de l’éditeur comme : la qualité du processus de peer review, sa politique relative à l’Open Access (définie dans Sherpa Romeo et intégrée à DI-fusion) ; les prix qu’il pratique pour publier un article en OA ; sa politique de dissémination des résultats de la recherche, etc.

Présentation de M. Devroey

Pour le FNRS, la politique de l’OA qu’il mène lui permet de  quantifier la part, importante, de la production scientifique qu’il contribue à financer : répertorier cette production, en visant son exhaustivité, permet en effet d’appréhender son accroissement extraordinaire, année après année. Y donner libre accès sur internet permet de valoriser les résultats de la recherche qu’il finance et d’en augmenter l’impact et les retours sur investissements pour le développement de la science et de la société.

L’apparente contradiction consistant d’une part, à encourager les chercheurs à diffuser leurs publications en Open Access tout en refusant, d’autre part, de financer les frais de publication d’articles dans des revues en Open Access * (= voie dorée) n’est pas encore complètement tranchée par le CA du FNRS… quelques diapositives de la présentation de Mme Halloin en donnent toutefois un éclairage intéressant : comment définir le prix juste d’un article publié dans une revue en OA ?
Autre impératif : celui de coordonner les politiques des organismes pairs du FNRS des autres pays, pour ne pas être pris entre deux feux contradictoires de politiques nationales différentes en cas de co-publication internationale !

Présentation de Mme Halloin

Vous avez manqué cette première séance ? N’hésitez pas à vous inscrire à la seconde, qui aura lieu à Erasme, jeudi 28 novembre ; tous les détails sont ici.

* les frais de publication en Open Access (appelés Article Processing Charge ou publication fee) ne sont pas à confondre avec certains coûts d’édition, parfois considérables, réclamés par des éditeurs pour publier un article dans une revue traditionnelle payante ; ces derniers continuent, eux, à pouvoir être imputés sur les financements du FNRS.
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