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mercredi 20 octobre 2010

DI-fusion : un premier bilan après quatre cents jours d’activité

International Open Access Week 18-24 octobre 2010

Depuis le 9 septembre 2009, le dépôt institutionnel de l’Université libre de Bruxelles donne une nouvelle fenêtre sur le monde à la riche production scientifique de nos académiques et de nos chercheurs. 

DI-fusion est devenu la bibliographie académique de l’Université. Son contenu, qui a plus que doublé en 400 jours, se déploie en parallèle avec le processus d’évaluation de la recherche (dont il constitue la référence bibliométrique incontournable) entamé en cinq ans depuis 2008-2009 :
  • Deux facultés sont aujourd’hui entièrement couvertes par DI-fusion : la Faculté des sciences sociales et politiques et la Solvay Brussels School of Economics and Management
  • Les autres domaines de recherche évalués (ou en cours d’évaluation) depuis 2009 (physique, chimie, sciences biomédicales 1, mathématiques, statistiques et actuariat 1, informatique, sciences de l’ingénieur, sciences psychologiques et sciences de l’éducation) recoupent les thématiques de recherche de quatre autres facultés (Sciences, Sciences appliquées, Médecine, Sciences psychologiques et de l’éducation). Une cinquième faculté, Philosophie et Lettres prend de l’avant en coopération avec les Archives & Bibliothèques et ambitionne de couvrir entièrement ses domaines de recherche pour 2011.
  • La bibliographie des chercheurs nommés à titre définitif est également encodée depuis 2009.
Comment est alimenté DI-fusion ?
  • Durant le processus d’évaluation de la recherche, les équipes des Archives & Bibliothèques encodent les CV’s des chercheurs, avec une profondeur chronologique d’au moins cinq ans.
  • 50 % des références ont été dérivées de sources bibliographiques existantes (PubMed, Scopus, …) ; 40 % par les équipes des bibliothèques (bibliothécaires et étudiants jobistes) ; 10 % par les chercheurs eux-mêmes. 
  • La croissance du dépôt est donc fortement accélérée par les services à valeur ajoutée développés depuis un an par le département d’informatique des Archives & Bibliothèques (RDIB), notamment le bouton qui permet à chaque chercheur d’extraire des notices bibliographiques de PubMed en quelques clics, ainsi que l’importation en lots de références bibliographiques dans Scopus dans le cadre d’une coopération scientifique avec Elsevier.
Quel est le rang de DI-fusion dans le monde ?
  • Aujourd’hui, DI-fusion est le troisième dépôt institutionnel en Belgique, derrière l’Université de Gand et l’Université de Liège. Il est le 46e en taille dans le monde, dans la catégorie des dépôts d’universités et d’organismes de recherche ; le 23e, toutes catégories, pour la courbe de progression des références !
  • 3710 chercheurs de l’ULB (actuels ou anciens) possèdent au moins une référence dans DI-fusion, mais moins de 6 % d’entre eux ont encodés eux-mêmes des références ! 
  • 11 % environ des références possèdent un fichier full-text attaché, ce qui reflète également l’attitude passive d’une majorité des chercheurs de l’ULB !
Pourtant : 
  • D’après le mandat institutionnel adopté par l’ULB depuis 2009, l’enregistrement par les chercheurs et le dépôt des textes complets est obligatoire ! Après le premier cycle d’évaluation (où chacun aura pu bénéficier de l’aide des Archives & Bibliothèques), l’alimentation de la bibliographie académique relève de la responsabilité individuelle du chercheur :
    • Les listes bibliographiques, qui peuvent être extraites de DI-fusion en un clic, remplaceront la partie bibliographique des anciens CV’s type ou les bibliographies pour une demande de promotion, de crédit de recherche. Elles sont directement acceptées par le FNRS pour tout dossier de subsides.
    • DI-fusion peut alimenter automatiquement les archives disciplinaires de référence. C’est par exemple le cas pour REPEC en économie.
    • DI-fusion sert d’outil d’édition pour la publication de working papers et, demain, de revues scientifiques en Open Access.
  • DI-fusion permet d’importer automatiquement des fichiers full text, mais sans l’intervention directe des auteurs, les fichiers attachés restent bloqués et ne sont consultables, ni à l’intérieur, ni à l’extérieur de l’ULB. Avec seulement 11 % de full texts, DI-fusion ne remplit encore que très imparfaitement son rôle de canal privilégié de communication pour la production scientifique de l’Université.
    • En effet, les dépôts institutionnels sont en passe de devenir la première source d’information hors revues des chercheurs dans le monde. Soutenu par une vigoureuse politique institutionnelle et par l’engagement personnel de ses chercheurs, le dépôt institutionnel de l’Université de Liège, ORBI, vient de passer le cap des 50.000 publications référencées dont plus de 30.000 avec version intégrale.
    • En comparaison, un chercheur liégeois a 4,5 fois plus de possibilités d’être lu via son dépôt institutionnel que son homologue bruxellois !  Depuis janvier 2010, les publications en version intégrale dans ORBI, ont été déchargées plus de 10.000 fois en moyenne par mois.
Toutes les conditions sont remplies à l’ULB pour transformer le succès de DI-fusion en un outil de communication savante exceptionnel, au service de l’institution et de ses chercheurs. Il leur suffit de participer ! 
  • Le domaine de l’économie compte plus d’un tiers de publications en version intégrale ; les 5 articles les plus téléchargés à l’ULB relèvent tous de ce secteur de la science !
  • Pour 3465 références de publications, les physiciens de l’ULB offrent seulement … 86 versions intégrales ! Pour les visiteurs quotidiens de DI-fusion qui, pour 80 % d’entre eux consultent le dépôt pour y télécharger des fichiers attachés, autant dire que la physique est invisible à l’ULB…. 
DI-fusion, un miroir de la recherche en cours à l’ULB ?
Avec deux années d’enregistrement des publications en parallèle avec le processus d’évaluation (40 %), DI-fusion permet de dessiner pour la première fois en chiffres quelques unes des lignes de force de la publication scientifique à l’ULB. 

DI-fusion répertorie 1040 thèses de doctorat :
  • L’année la plus riche est 2008 avec 217 thèses (63 % des dépôts donnent accès à l’intégralité du texte de la thèse). 
En fonction du cycle d’évaluation scientifique en cours, la discipline la plus représentée est les sciences biomédicales et agricoles (19 %), devant l’économie (14 %), la physique (9 %), la science politique générale (7 %) et la sociologie générale (5 %)

Le chercheur type de l’ULB (publications référencées en 2009) : 
  • Publie plus d’une fois sur deux en anglais (56 %), une fois sur trois en français (30 %). La troisième langue de communication scientifique est l’espagnol.
  • Communique quatre fois sur dix les résultats de sa recherche sous la forme d’un article révisé par les pairs. En 2009, Martine Piccart arrive en tête avec 25 articles publiés.
  • Communique une fois sur cinq les résultats de sa recherche sous la forme d’une communication à un colloque. En 2009, François Horlin arrive en tête avec 22 communications.
  • Communique une fois sur neuf les résultats de sa recherche dans un chapitre d’ouvrage collectif. En 2009, Mario Telo arrive en tête 12 chapitres publiés dans des ouvrages collectifs.
  • Toutes années confondues, le chercheur le plus présent dans DI-fusion est Pascal Delwit avec 1098 références de publications. Le chercheur qui a attaché lui-même le plus de fichiers disponibles est Jean-Pierre Van Noppen avec 74 publications attachées.
Saviez-vous que :
  • Vous êtes toujours autorisés à archiver une publication dans DI-fusion ?
  • Que les « green publishers », en nombre sans cesse croissant, autorisent l’archivage ouvert des publications scientifiques ?
  • Que l’Open Access permet de surmonter les obstacles économiques à la diffusion du savoir ?
  • Que votre bibliographie sur DI-fusion peut alimenter facilement et dynamiquement vos pages web ?
  • Qu’en 2013, votre bibliographie académique dans DI-fusion sera la seule prise en compte en cas de demande de promotion ou de subside de recherche à l’ULB ?
  • Que les Archives & Bibliothèques enregistrent pour vous votre bibliographie de recherche au moment de la première évaluation ?
  • Que les Archives & Bibliothèques enrichissent et complètent en permanence le contenu de DI-fusion à partir de sources de référence internationales comme PubMed et Scopus ?



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