Twitter - Bibliothèques ULB

lundi 25 mai 2009

La Bibliothèque Numérique Mondiale (UNESCO). Interface ou contenu ?

Inaugurée le 21 avril 2009, la Bibliothèque Numérique Mondiale (BNM) est un objet numérique agréable à parcourir, à « feuilleter » comme un livre d’images. Il ne s’agit pas d’une immense base de données qui regrouperait tous les trésors du monde, mais plutôt d’un échantillon de documents numérisés en provenance de sources diverses.

Que propose la BNM ? A ce jour, 1170 documents (non, ce chiffre n’est pas une erreur) sont disponibles pour former une collection de livres, revues, manuscrits, cartes, films, gravures et enregistrements sonores en provenance de tous les continents. Tous les documents sont présentés dans leur langue d'origine et accompagnés d'un commentaire explicatif disponible dans les six langues officielles utilisées par l'Organisation des Nations Unies, c’est-à-dire en français, anglais, espagnol, arabe, russe et chinois. Et à la question de savoir pourquoi le portugais est aussi proposé, la réponse est que les institutions du Brésil, le plus grand pays lusophone, ont joué un rôle important au début du développement de la Bibliothèque numérique. (Voir les FAQ)

Comment ça fonctionne ? La première et la plus élégante possibilité est de parcourir les documents à partir de la carte du monde : on sélectionne une région sur la carte du monde, puis on affine sa découverte à l’aide des nombreuses facettes pour finalement arriver à un document numérisé sur lequel il est possible de zoomer avec précision pour en admirer les détails. D’autres modes permettent de parcourir les documents par périodes, thèmes, types d'éléments et aussi par institutions.

Dans quel but ? Selon les objectifs présentés sur le Site Internet de la BNM, il s’agit de « promouvoir l’entente internationale et culturelle », de « développer le volume et la diversité des contenus culturels sur Internet », de « fournir des ressources aux éducateurs, (…) » et enfin de réduire la « fracture numérique» qui s’étend entre les pays et au sein même des pays.

Quelle place pour la BNM à côté d’autres initiatives similaires ?

Google Books : une bibliothèque numérique qui propose plus de 7 millions de documents, dont une partie est téléchargeable et l’autre partie consultable sous forme d’extraits. Simple et pratique, mais limité aux livres.

Europeana : un portail numérique qui propose l’accès à plus de 2 millions de ressources issues du patrimoine européen et accessibles en 26 langues. Son ergonomie est assez relative et la présentation peu originale, mais son intérêt devrait peut-être se révéler lorsque le logo Beta disparaîtra de la page d’accueil.

Gallica : la bibliothèque numérique de la Bibliothèque Nationale de France propose plus de 800.000 documents issus de patrimoine culturel français.

OAIster : il s'agit d'un moissonneur de ressources numériques qui parcourt, à ce jour, les catalogues de 1119 institutions. L'interface n'est pas très élégante, mais il présente plus de 21 millions de documents.

Le chiffre ne fait pas tout et l’interface de la BNM est bien supérieure, mais il faudra très certainement qu’elle propose plus de contenu pour pouvoir se faire une place légitime à côté de ces autres déclinaisons de la bibliothèque numérique. Les intentions de la BNM sont plus que louables et l’interface donne vraiment l’impression d’une galerie ouverte sur le partage des connaissances ; reste à voir si elle évoluera bien au fil du temps.

Pour plus d’informations, n’hésitez pas à consulter l’analyse très intéressante de la BNM sur « Encore un biblioblog»
Site Internet de la BNM : http://www.wdl.org/fr

Enregistrer un commentaire