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lundi 18 mai 2009

10 ans de rapports d’activité : quoi de neuf ?


Les Archives & Bibliothèques de l’ULB viennent de publier leur rapport annuel d’activité pour la dixième année consécutive… l’occasion de relire le tout premier rapport et de relever quelques différences – ou constantes – marquantes.

Le premier rapport de 1998-1999 comportait 41 pages ; le dernier de 2007-2008 en fait tout juste 82… les activités des bibliothèques ont-elles donc doublé ??

Certes, le service des Archives de l’Université a rejoint celui des bibliothèques en 2007. On remarque aussi qu’au fil des années, les rapports se sont étoffés et présentent une analyse plus approfondie d’un aspect ou l’autre. En outre, les annexes comprennent désormais la liste des publications et communications, expositions et autres activités participant du rayonnement des Archives & Bibliothèques. Une évolution naturelle qui montre la volonté de donner plus de visibilité aux nombreuses activités et à l’expertise du service.

Mais il n’y a pas que cela. De nombreuses nouvelles activités ont vu le jour en 10 ans, reflétant l’évolution de l’environnement documentaire, des technologies de l’information et des réformes européennes en matière d’enseignement :

  • En 1998, on commençait à parler de périodiques électroniques, mais pas encore d’achats en consortium, et encore moins d’e-books, livrels, thèses électroniques, iconothèque numérique, numérisation, digithèque, dépôt institutionnels, open access… on peut comprendre qu’en 2009, la gestion des ressources électroniques soit devenue complexe !
  • Les questions d’équipement informatique pour l’accès à la documentation électronique soulevées en 1998 ont fait place à celles sur les outils qui permettent de faciliter la recherche et la navigation parmi la multitude de ressources électroniques : site web, catalogue centralisé, liens contextuels, ezproxy, recherche fédérée, web 2.0…
  • La formation à la recherche documentaire, évoquée en 1998, est devenue une mission des Bibliothèques afin de développer les compétences informationnelles des usagers : formations organisées en partenariat avec les enseignants, dans le cadre du dispositif Sherpa ou intégrées dans le cursus académique ; bureau de référence avec service de consultation et de formation individuelle aux stratégies de recherche et aux outils spécialisés…
  • La formation continuée du personnel est devenue un axe de réflexion stratégique qui doit permettre aux personnels de partager leurs compétences pour accompagner l’évolution des outils de recherche documentaire et des ressources électroniques, et surtout de leur métier.
  • En 1998, la Nouvelle Bibliothèque avait 4 ans. Aujourd’hui, on parle de la saturation des réserves de la « nouvelle bibliothèque », de l’insalubrité des réserves de la bibliothèque des sciences et techniques et on rêve d’une « nouvelle bibliothèque des sciences » à la Plaine…
  • En 2008, on présente avec fierté les sources de financement extérieures que l’on s’efforce de rechercher afin de diminuer l’effort budgétaire demandé à l’Université. Le fund raising est devenu une culture d’entreprise.
  • Les collaborations se sont étendues à de nouvelles entités : Pôle universitaire européen de Bruxelles Wallonie, Académie Wallonie-Bruxelles, UNICA…
  • Et en 2008, pour la première fois, on parle de droits d’auteur et on annonce un blog… tiens, ce mot existait-il en 1998 ?

A dix années d’intervalle, on relève aussi :
  • Des constantes, comme la participation des bibliothèques à des projets européens, fédéraux ou régionaux, qui constitue un moteur dans le développement des technologies et des services des bibliothèques ;
  • Des chiffres qui stagnent, comme le personnel au cadre malgré la diversification des activités (82 ,97 ETP en 1998 et 84,85 ETP en 2008, sans compter les Archives) ; ou comme le budget de fonctionnement, malgré l’augmentation des coûts de la poste, du téléphone, des transports, du mobilier etc. (9.644.060 BEF en 1998, soit l’équivalent de 239.070 EUR, ce qui correspond exactement au budget de fonctionnement en 2008, sans compter celui des Archives)
  • Des chiffres qui augmentent, comme les budgets documentaires qui sont indexés pour maintenir le pouvoir d’achat (une augmentation de 176% en 10 ans qui reflète la sur-inflation des prix des publications scientifiques !) ; ou comme le nombre de prêts (150.000 en 1998 et 201.000 en 2008, soit 34% d’augmentation)…
  • Des activités qui diminuent, comme le prêt inter-bibliothèque (chute de 91% des demandes reçues et de 81% des demandes émises à la bibliothèque de médecine depuis 1998)
  • Des problèmes qui persistent, comme la gestion des dons, le manque de personnel dans un secteur ou dans un autre, mais toujours pour le catalogage rétrospectif…
  • Et des problèmes qui mutent ! comme les vols, qui portent désormais plus sur les PC portables, GSM et autres i-pod des usagers que sur les livres ; comme les places de travail, où ce sont désormais les prises électriques qui sont convoitées pour alimenter un PC portable, plutôt que les postes de consultation des bibliothèques…

A l’ULB, le rapport annuel des Archives & Bibliothèques est rédigé sur base des rapports d’activité des directeurs de bibliothèque et de département du centre de gestion. Ceux-ci varient dans le goût du détail, la profondeur d’analyse, le nombre de pages… La rédaction du rapport annuel s’avère somme toute un travail très utile ; c’est l’occasion de faire une synthèse des activités et un bilan de l’année écoulée. Et après 10 ans, on mesure la distance parcourue par le service !



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