mardi 28 avril 2009

Les livrels ont le vent en poupe à l’ULB ! (maj)


Comme promis, voilà un compte rendu de la Journée Livrels du 24 avril 2009. Une autre vision de la journée est par ailleurs disponible sur CommuneLangue.

Didier Devriese, directeur des Archives de l’ULB, introduisait les conférences du matin, suivi par la grosse centaine de paires d’yeux venus voir ce qu’il en était de ces livrels, Liseuses, Bouquineurs, Livres électroniques, Ebooks readers (personnel des bibliothèques de l’ULB et d’ailleurs, étudiants, professionnels du livre)…

Jean-Pierre Devroey, directeur des Archives & Bibliothèques de l’ULB ouvrait la conférence en dressant un parallèle entre Gutenberg qui, grâce à l'invention de l'imprimerie typographique en Europe, sortit les livres des monastères ; et les livrels, qui, par la possibilité de capter des milliers de fichiers électroniques – parmi la pléthorique offre gratuite… – démocratisent la lecture puisqu’il suffit d’acheter une machine pour lire des milliers d’œuvres. Avec un enjeu : Gutenberg avait démocratisé l’accès aux livres ; que feront les Google, Microsoft, etc. avec les trésors qu’ils numérisent ?

Christophe Bulté, notre Monsieur e-book, enchaînait ensuite par un historique à propos des livrels (l'encre électronique = la seconde offensive de l'e-book qui apporte le confort de la lecture du type 'ardoise magique') ; ce qui nous pousse (un écran 'plastique' qui permet de lire un livre à la plage ou dans son bain !) ou nous dissuade de les adopter (absence d’offre décente sur le marché du payant) ; et des pistes possibles d’exploitation dans les Bibliothèques (bouquet exhaustif de documents électroniques en support d’un séminaire...).





Olivier Tacheau, directeur de la Bibliothèque universitaire d’Angers revenait, de façon toujours aussi captivante, sur l’expérience de l’usage des livrels menée à Angers : nécessité d’expérimenter/anticiper maintenant le marché (les conditions du succès technologique sont réunies : généralisation de l'e-link, autonomie des machines, offre concurrentielle, offre gratuite conséquente), à l’encontre des processus décisionnels lents à l’œuvre dans les bibliothèques… - importance de définir des cibles = objectifs minimaux de réussite de l’expérience (acculturer les bibliothécaires, sensibiliser les lecteurs en prêtant l'objet, etc.) - et premiers résultats du prêt de livrels (difficultés d’utilisation et d’accompagnement du lecteur, nécessité de communiquer, etc.).



Claire Bélisle, ingénieure de recherche CNRS en sciences humaines et sociales a présenté les résultats d’une étude menée auprès de 260 lecteurs qui ont pu emprunter des livrels pour 15 jours : cette expérience des livres sur supports électroniques éclaire d’un jour nouveau la Lecture telle qu’elle est pratiquée sur des supports imprimés… une autre lecture, mais une lecture aussi !



L’après-midi, un séminaire réunissait bibliothécaires, éditions et presses de l’ULB, service de communication de l’ULB, CTE, étudiant… et des représentants d’Apple (pour itunes) et Numilog afin de lancer une réflexion institutionnelle sur l’impact et la place de ces nouvelles technologies appliquées à l’enseignement et à la lecture dans notre université… un premier pas très intéressant où de multiples positions (de « l’édition électronique coûte aussi très cher » à « je ne vois pas pourquoi je devrais payer pour avoir un fichier électronique alors que je paye déjà pour le papier »…) se sont exprimées : l’avenir sera donc fécond !

Pendant ce temps, différents modèles de livrels étaient montrés et démontrés à tous, de 10h à 16h (dont l'attrait n'a pas été démenti : une centaine de personnes ont pu manipuler les machines à leur aise) tout comme le Digibook, le scanner de livres des Bibliothèques

Cette journée fut un grand succès grâce à votre intérêt et votre participation. Cela nous motive d'autant plus pour vous proposer au cours des semaines qui viennent des applications pratiques, au sein des Archives & Bibliothèques, des outils de lecture électronique. La prochaine étape se déroulera certainement dans le cadre d'une exposition...

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